1998 : Brésil où la naissance du souhait de partir....




La première fois que j’ai pris l’avion remonté à mes 9 ou 10 ans. Mes parents aiment beaucoup voyager, aller voir un peu ailleurs, s’enrichir d’autres cultures. Mon frère et moi avions la chance de pouvoir les accompagner dans chacune de leur destination. La première fois fut dans un pays de l’Afrique du Nord, 3 fois de suite. A cette âge la cela permet déja de savoir que tout ne se passe pas comme en France et d’avoir en tête qu’il y a un ailleurs et surtout qu’il y a autre chose. Découvrir la beauté d’autre paysage, le désert de l’Afrique du Nord en 4X4, découvrir une mer plus chaude, des personnes qui vivent différemment, avec une religion prédominante autre, se rendre compte que des enfants rêvent d’avoir autant de stylo que nous, de s’habiller comme nous. Cela permet déja une ouverture d’esprit différente, cela permet de se rendre compte qu’il y nous mais qu’il y les autres!!


Je suis née en France, mes parents ont grandit ici mais ne sont pas née tous les deux ici. Mes origines se situent autour de la Méditerranée, on dit souvent de moi que je suis “méditerranéenne”. Disons que déja je n’ai pas reçu une culture, ou une éducation traditionnelle en particulier. Je n’ai pas eu non plus de religion imposé par le biais du baptême ou autre. Mes parents étaient déja dans le libre arbitre, ils m’ont élevé avec ce gout du voyage et de découverte, mais aussi avec cette humilité constante de se rendre compte de ce que nous avons. Ils ne m’ont jamais parlé de frontières, de couleurs de peau et d’origines. Ce n’est que plus tard que j’ai du apprendre par moi-même d’où je venais.

Venons en au voyage décisif pour moi. Une de mes tantes vit au Brésil depuis un bon bout de temps, et par la biais des études de ma mère nous sommes parti 3 mois chez ma Tante en 2003. J’avais 13 ans, et j’ai découvert un pays magique. Ce sont des détails de la vie quotidienne qui m’ont émerveillé. Des gens chaleureux, accueillant qui n’hésitent pas à vous recevoir chez eux pour de grands repas. Une vie qui est paisible, avec mes cousins nous nous amusions dehors jusqu’a point d’heure, sans que personne ne fasse attention à nous. Ma tante allais se faire les ongles chez une dame plus pauvre qui vivait dans une cabane en bois pas très loin de chez elle. Je trouvais ca tellement génial, de vivre dans une grande maison mais de faire travailler des personnes dans le besoin. A l’université ou travail ma tante on ne vouvoie pas les professeurs, on les tutoient et on fait des barbecue avec eux le fin de semaine. Il y a la pauvreté car je suis aussi allé à Rio de Janeiro mais tout le monde sourit, les gens paraissent heureux. Avec mes yeux de petites filles de 13 ans tout me semble si bien. Il y a de toutes le couleurs autant en paysages qu’en personne, et puis ce sentiment de bien être qui m’envahie chaque jour que je passe ici. Ma tante et mon oncle ne travail pas autant que mes parents ( en heure d’absences à la maison ) mais ils avaient les moyens d’avoir un nounou à domicile, une menagère à temps complet et une très grande maison. J’ai aussi fréquenté l’école un petit moment et les horaires étaient parfait! Ecole le matin avec pause de 10h, et activités diverses les apres midis.



Un voyage qui m’a permis en rentrant de me dire que j’avais envie d’évoluer ailleurs. J’avais envie de retourner la bas vivre plus longtemps, vivre une vie pas plus facile mais plus douce. Une vie ou même si je trime je suis heureuse car le contexte dans lequel je trime n’est pas le même, où les habitants ne pensent pas pareil, ne vivent pas pareil et malgré la difficulté de la vie ne perdent pas leurs valeurs.


Depuis ce voyage j’ai toujours su que ma place était ailleurs… Et j’ai donc orienter ma vie de manière à partir un jour, moi aussi…